Dire non c'est difficile

6 Techniques pour dire non plus facilement

Lorsque j’ai constaté la taille initiale de l’article sur la pratique du Non, j’ai décidé de le diviser afin de faciliter la digestion du contenu.

Tout de suite, découvrez les 6 techniques pour faciliter la formulation du non.

#1 Oser dire non calmement sans s’excuser, c’est suffisant

Souvent on fait tout un foin pour quelque chose qui est en somme humain: un refus.
Il suffit de voir le nombre de lignes écrites jusqu’ici pour se désensibiliser au non.

Gardez à l’esprit que vous ne devez, fondamentalement, rien aux gens. Vous êtes responsable de votre propre existence et parfois il est agréable de l’entendre. Mia, une lectrice du blog me disait que j’avais le choix de ne pas me lever le matin: il suffit d’en assumer les responsabilités.

La mort est inéluctable, pour le moment. Le reste, c’est du ressort de votre responsabilité.

Un moyen très simple (et surprenant au début, si vous avez peur de dire non) est le simple fait d’essayer, calmement, poliment, avec des gens que vous connaissez.

– Tu veux venir avec moi au cinéma ce soir?
– Non merci, une autre fois peut-être.

Le non non justifié est très crédible.

Observez les gens qui vous disent non et notez les techniques qu’ils utilisent. Conservez celles avec lesquelles vous ne vous dites pas “c’est juste une excuse”

Évitez de vous justifier sauf si on vous le demande ou que vous sentez qu’il est adéquat de le faire.

#2 Laisse-moi réfléchir à ta demande et je te recontacte.

Vous prenez le lead sur la conversation.
Attention, si vous vous engagez à recontacter la personne, faites-le. Sinon formulez différemment votre délai:

– Laisse-moi réfléchir à ta proposition, si celle-ci m’intéresse, je te recontacte.

L’idée là derrière est de vous laisser du temps entre le stimulus (la demande) et votre réaction (votre réponse). Plus la demande est importante, et plus je vous invite à laisser couler du temps. D’une manière générale, laissez passer du temps entre les demandes que l’on vous adresse et votre réponse.

Les personnes qui vous poussent à conclure un contrat, les offres avec réduction pour la prochaine heure et toutes ces manipulations peuvent être évitées si vous laissez redescendre les émotions (je les utilise aussi sur l’Agenda BLOC, jusqu’au 31.12.2016 minuit, mais moi c’est différent :D)

Apprenez la patience, cela vous aidera dans votre faculté à gérer vos réponses (dans la même optique, un non formulé trop rapidement peut amener à pas mal de regret. Grosse décision = 3 jours).

#3 Déclinez la demande, mais arrangez le demandeur

L’idée est simple: vous n’avez pas les ressources pour combler les attentes de votre demandeur, mais vous connaissez quelqu’un qui peut les avoir.

– Est-ce que tu peux relire mon CV pour demain?
– Honnêtement je ne peux pas te dire ce qui est bien ou pas, et je te connais bien trop, en revanche je connais XYZ qui sera capable de le faire…

Que vous ayez ou non les ressources ne changent pas grand chose.

#4 Ignorez la demande

Si la demande n’est pas directe, vous pouvez ignorer l’email/ SMS/ message vocal. Si c’est important, la personne reviendra vers vous. Souvent l’un de mes premiers choix, excepté pour les commentaires du blog.

Ce que je trouve parfois impressionnant, ce sont les gens qui me contactent, qui ne me connaissent pas, et qui souhaitent obtenir des conseils afin de mieux s’organiser / se présenter / et qui demandent pas mal de temps de réflexion.

Un temps je le faisais, mais désormais il existe des formations… je donne donc la priorité aux clients.

Ryan reçoit parfois des emails d’internautes qui lui demande où trouver des billets Paris – Lyon dégriffés… Comme si nous n’attendions que les emails.

#5 Compliquez la vie du demandeur

En compliquant votre accès (ou la vie du demandeur), vous effectuez un tri sélectif dans la qualité des demandes qui viennent à vous (en général).

Sur mon formulaire de contact, j’explique aux gens que je ne réponds pas toujours qu’il faut avoir effectuer une recherche sur le blog, et cocher une case affirmant l’avoir fait. Tous des obstacles afin que je n’aie même pas à dire non.

Une autre solution: j’analyserai ta demande dans 3 ou 4 semaines. J’espère que cela ira? Vous ne donnez pas de oui, pas de non, mais le demandeur devra attendre.

Vous pouvez également demander à la personne de passer / de vous appeler à un moment qui n’est pas agréable pour elle: par exemple à 6h du matin. Si c’est important, elle le fera.

Une autre manière de compliquer la vie du demandeur: “fournissez-moi vos objectifs, les indicateurs et les comportements prédictifs de ceux-ci. Une fois le rapport envoyé, je le lirais et vous donnerais ma réponse.”

#6 Faire prendre conscience au demandeur que ce n’est pas la bonne manière.

Il se peut parfois que vous ayez affaire à un demandeur tenace, et manque de pot, c’est votre collègue. Dans ce cas, faites comprendre à votre collègue qu’il s’y prend de la mauvaise façon.

Le schéma FRD vous permettra d’énoncer vos attentes de manière assertive (authentique, mais sans être méchant), il est issu de l’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman.

F = Faits

Exprimer les faits de la personne

Lorsque tu me demandes de rester le soir pour lire ce rapport (faits)

R = Ressentis

J’ai l’impression que tu ne penses pas à ma vie de famille en dehors du travail et que tu m’incites à dire oui contre mon gré.

D = Désir

Et j’aimerais que par la suite tu t’organises mieux (en te rendant sur le site Leader & Blogueur) afin de me soumettre tes demandes 1 jour à l’avance. Est-ce possible pour toi?

Souvent la personne est surprise de ses propres comportements. Cette technique provient de l’ouvrage de Daniel Goleman: l’intelligence émotionnelle.

#7 BONUS Toujours avoir votre journée planifiée à portée de main

L’idée est de toujours avoir quelque chose à faire (même si c’est une pause) afin que vous puissiez rapidement et sans devoir trouver d’excuses, répondre à votre demandeur. Ouvrez votre Agenda et regardez votre journée d’un air perplexe. Réfléchissez 5 secondes, regardez le demandeur, et dites-lui “Je ne peux pas, j’ai une autre activité importante à réaliser. Et la Deadline (le mot magique) se rapproche rapidement”.

Pour ma part, j’utilise évidemment l’Agenda BLOC, car le concept qui se cache derrière est justement de planifier la totalité de vos journées (au début de celles-ci) en créant des blocs. Vous n’avez donc pas un seul moment de vide (le vide dans les agendas, sont les maillons faibles d’une organisation, car ils permettent aux gens de s’incruster dans votre emploi du temps.

Pas de soucis, j’explique tout dans la méthodologie et la philosophie de l’Agenda BLOC. Mais ne traînez pas trop, cette année j’en ai imprimé uniquement 200, que je suis en train d’envoyer… petit à petit.

Conclusion:

Vous êtes à la fin de cet article vous invitant à dire plus souvent non, même aux nouvelles résolutions.
Cette nouvelle année va beaucoup nous apporter, voici en résumé ce qui vous attend sur le blog:

1. L’Agenda BLOC version papier est sortie et il est disponible à prix réduit jusqu’à nouvel an. Cet agenda a été conçu pour vous maintenir focalisé sur vos objectifs.

2. Fin janvier, le programme “Système ABLOC” sortira et sera disponible pour 15 personnes. Vous pouvez vous inscrire ici.

3. Je donne une conférence à Lyon sur la manière de s’organiser pour atteindre ses objectifs dans un quotidien surchargé. Je vous parlerai également du…

4. Livre que je continue d’écrire. Les doutes que je rencontre ainsi que les difficultés générales liées à Leader Blogueur.

D’ici là, je vous souhaite une majestueuse année 2017 😉

J.

Image à la une inspirée de:

dire non c'est difficile

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depuis 6 mois

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Benoit - depuis 6 mois

Ce peignoir…

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Julien - depuis 6 mois

oui, ce peignoir…

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Ogier DOLLÉ - Responsable Affaires - depuis 6 mois

J’ai beaucoup le bonus de l’agenda à portée de main.

Note; j’aime beaucoup le peignoir aussi ! 🙂

Répondre
Marine - depuis 6 mois

Hello

Effectivement ne pas se justifier d’un non est une bonne façon de dire non, après, il faut pouvoir gérer les conséquences.

Certains vont l’accepter. D’autres vont insister pour connaitre nos raisons.
Peu importe car après tout, c’est une question de jugement : que l’autre pense que notre raison est bonne ou non, peu importe, s’il ne la trouve pas bonne, ce n’est pas une raison pour lui dire oui. Et s’il n’est pas content, c’est son choix.

« Plus la demande est importante, et plus je vous invite à laisser couler du temps »

C’est clair, et puis rester vague ça aide.

On peut (très) vite se laisser déborder par les demandes des autres parce qu’on veut être gentil, etc. Mais c’est à nous de faire des choix et arbitrages aussi par rapport à ce que l’on veut pour notre vie, notre quotidien.

Je te souhaite une bonne fin de semaine !

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Julien Leader Blogueur - depuis 6 mois

Tu connais l’acronyme HALT?

Arrête toi quand tu…

es..

Hungry
Angry
Lonely
Tired.

À bientôt 😉

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Marine - il y a quelques mois

Hey

Yep je l’ai découvert sur ton blog HALT, le truc c’est que parfois si tu t’en tiens à ça, tu fais rien et ton supérieur peut ne pas être content ^^

Ciao 😉

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Lėa - depuis 3 semaines

Malgrè la qualité du travail fourni sur cet article, je n’ai pas eu le courage de lire l’ensemble de l’exposé.
Celui ci ne me parle pas forcément, pas de transfert.

Je souligne toutefois la qualité du travail et la volonté d’apporter matière a certaines personnes en déficit sur le sujet.

Certainement que ma définition du “dire non” est plus courte.
Dans ma reflexion, savoir dire non, se résume dans le fait d’assumer qui on est : avoir conscience de notre liberté d’expression, de nos reels besoins et envies, et être capable de les assumer librement.
Une histoire de confiance en soi.

Je partage ces quelques lignes si celles-ci peuvent continuer à alimenter débat et (LA) réflexion.

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