L’Approche Systémique Stratégique: une Nouvelle Façon de voir votre Réalité.

Dans les lignes qui suivent, vous découvrirez l’approche systémique stratégique pour résoudre les problèmes. Accrochez-vous, beaucoup de concepts vont venir vous bousculer et peut-être qu’ils provoqueront une réaction de rejet au premier abord. Mais tenez bon. Le jeu en vaut la chandelle.

La structure de l’article se base sur une partie de ma prise de note lors des cours à l’institut Gregory Bateson.

Notre pensée en occident nous pousse à rechercher une cause à un effet. À l’école pour la résolution d’un problème mathématique. Au travail lorsqu’il y a un « problème de personnalité ». Dans notre corps lorsqu’il s’agit de soigner une maladie. En ouvrant le capot de la voiture lors d’une panne.

Occident = cause = effet

Cette manière d’appréhender notre monde fonctionne plutôt bien lorsqu’il s’agit de réparer une machine, lorsqu’il s’agit de déceler une erreur dans des lignes de codes ou d’améliorer une recette de cuisine. Cela fonctionne bien lorsque nous sommes face à des systèmes/ procédures simples. 

Lorsque nous sommes face à des systèmes plus complexes, alors cette manière d’appréhender le monde devient rapidement obsolète. Si je prends l’exemple d’une entreprise, il est très difficile de gérer des problèmes en cherchant une cause unique. Pourquoi mon département logistique n’arrive-t-il pas à atteindre ses objectifs? Beaucoup de chefs d’entreprise se cassent la tête sur ce genre de questions. Pour eux, il doit nécessairement y avoir une cause, facilement identifiable, mais qui en fait, ne l’est pas.

Avant d’aller plus loin, qu’est-ce qu’un système?

L'approche systémique

Un système est un ensemble organisé d’éléments en interaction comportant des mécanismes de régulation qui maintient sa structure (sources et lectures pour aller plus loin en fin d’articles).

Chaque système fait partie d’un autre système. Telles des poupées russes. Chaque système est régulé par des règles qui permettent au système de se maintenir. Ces règles sont souvent implicites. Invisibles. Réussir à en prendre conscience puis à les lire permet de se retrouver dans lire la matrice, tel Néo.

Cette manière de lire le monde qui nous entoure s’applique à tout: les panneaux de limitation de vitesse sont les règles du système, vous pouvez essayer de jouer et ne pas les respecter. Rapidement, vous devrez gérer les régulateurs du système (les radars ou la police). Si ces régulateurs ne sont pas suffisants, il y en aura d’autres… je ne vous fais pas de dessin. D’autres règles sont plus discrètes, mais tout autant fortes. Je donne l’exemple d’un couple un peu plus bas…

Notre univers est un système avec des lois que les scientifiques cherchent à comprendre. Notre système solaire est un système qui est influencé par un autre système (le soleil). La terre est un autre système. Un océan est un système. Les forêts sont des systèmes. Vous êtes un système. Avec des organes (systèmes), une flore bactérienne (chaque humain a entre 2 et 3 kg de bactérie uniquement dans son système digestif) et j’en passe.

Vous l’aurez compris, tout est système. Tout est lié. Les gens qui se réunissent pour travailler sur un projet fondent un système. Internet est un système. Avec des sous-systèmes (ce blog par exemple).

L’approche systémique consiste donc à évoluer dans cette complexité en évitant d’utiliser la pensée linéaire cause = effet. C’est réducteur. De moins en moins utile, car le monde va de plus en plus vite. Le temps d’analyser une situation « à l’ancienne » et vous êtes déjà dans un système différent.

Naturellement, pour définir des limites à nos systèmes sur lesquels nous intervenons il y a des méthodes. Pour ne citer qu’elle, la cartographie des acteurs influents d’un système est une manière de poser des limites à notre système.

Il n’est pas évident de penser en système. Nous sommes «cablés» pour économiser de l’énergie. Adopter l’approche systémique est plutôt gourmand en énergie mentale, surtout au début.

Il faut repasser sur des années d’éducation, des années d’habitudes, des années de confort. Et si vous éprouvez une résistance en lisant ces mots, c’est que le système que vous êtes fait bien son job. Il lutte pour maintenir sa structure. Cette lutte pour maintenir la structure est un principe de base que je développe plus loin…

Une fois que vous voyez le monde en système, vous comprenez mieux ou appuyer pour atteindre vos objectifs. Vous savez où et quand lâcher prise et par où passer pour avoir un plus gros levier. Dès que vous appliquez l’approche systémique, vos deux mots favoris sont «montre-moi» plutôt que de se baser sur les propos des gens. Car l’ouvrir est plus facile qu’agir. Cela demande moins d’énergie.

Je suis un pratiquant de la Warrior Diet depuis 8 mois. Lorsque j’explique aux gens que mon seul repas de la journée est pris le soir, le système humain qui me fait face va montrer de la résistance. Il se régule pour pouvoir maintenir sa structure. Structure physique, mais aussi sa structure mentale.

Si vous étiez totalement influencé par chaque nouvelle information, je vous laisse imaginer le bordel qui se passerait dans votre tête. Vous voyez une jolie fille -> vous abandonnez votre copine. Si un chasseur de tête vous appelle -> vous quittez votre travail sans réfléchir.

L’exemple du couple est parlant lorsqu’il s’agit de montrer la résistance et les règles implicites:

Monsieur et madame sont mariés depuis des années. Monsieur dort à droite du lit, madame dort à gauche. Cela n’a jamais vraiment été discuté, mais c’est le fonctionnement du système.

Un soir, madame change du côté de lit sans prévenir monsieur. À votre avis, que se passe-t-il ensuite?

Je suis sur que le système va résister. Comment? Je ne suis pas devin. Mais une réaction aura lieu. C’est un autre exemple pour vous montrer comment les systèmes s’autorègulent.

L’approche systémique permet donc d’accéder à un nouveau niveau logique

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Et je prends beaucoup plus de plaisir à voir le monde en système depuis quelques années. Je me prends aussi moins la tête.

Par exemple, je ne perds plus des années à créer le « business plan » parfait, ou la stratégie organisationnelle adéquate dans mon entreprise actuelle. Non, j’agis. En fonction des réactions de régulation du système, j’adapte ma stratégie. On parle alors de feed-back positif (l’espace entre mes actions et le résultat augmente) ou de feed-back négatif (l’espace entre mes actions dans le système et le nouveau fonctionnement du système se réduit). Kurt Lewin le disait: pour comprendre un système, il faut le faire bouger.

Cette notion d’adaptation constante (feed-back) pour modifier le fonctionnement d’un système provient de la cybernétique et plus précisément du modèle de Shannon. Sans vouloir aller dans les détails, le principe de base est simple: seule la réponse d’un système me permet de savoir quoi faire ensuite. La spéculation, le copier/coller (plus couramment appelé l’expérience) n’est pas utile sur des systèmes complexes dysfonctionnels.

La question: la poule ou l’oeuf en premier?

Cette question turlupine les scientifiques. Ils cherchent à mettre de l’ordre entre la cause et l’effet. Je ne me suis jamais penché sur la question. Probablement que des réponses scientifiques ont été trouvées.

Si je pose cette question à un systématicien, il me répondrait: est-ce que cela change le goût du poulet qui se trouve dans mon assiette?

Là encore, on glisse sur un principe de la pensée systémique: on cherche rarement à comprendre le passé. On préfère comprendre comment le système fonctionne aujourd’hui et vers quoi l’amener demain.

Vous vous demandez pourquoi ne pas se baser sur le passé pour comprendre notre système?

Votre question est légitime. C’est encore un principe qui va à l’encontre de votre manière d’agir depuis si longtemps. Vous n’allez pas la remettre en cause si facilement.

Je vous disais qu’un système est régulé par des règles. Il est temps à présent de les aborder.

Les règles de l’approche systémique sont issues de la cybernétique et du constructivisme.

(La cybernétique est la science des mécanismes autogouvernés et du contrôle, alors que le constructivisme est une approche de la connaissance reposant sur l’idée que la réalité est le produit de notre esprit humain en interaction avec la réalité. Promis, j’arrête.)

Règle 1= le tout est plus que la somme des parties.

qualité émergente

Chaque système a une qualité émergente. Mais celle-ci peut-être dysfonctionnelle. Tout dépend du point de vue de celui qui observe.

Chaque système à une qualité émergente. Je dis qualité, mais celle-ci peut-être négative ou positive. Tout dépend du point de vue de celui qui observe. La formule suivante est souvent utilisée: 1 + 1 = 3. Dans la même veine, 1 + 1 =  0 (ça va aussi dans ce sens).

Pour se retrouver hypnotisé devant un feu (qui est un système) il faut 3 éléments. De la chaleur, du combustible et de l’oxygène. Si vous retirez un élément de la liste, vous n’arriverez pas à obtenir la qualité émergente qui est le feu. Pareil avec une soupe. Si vous posez sur la table tous les ingrédients d’une soupe, vous n’arriverez pas à avoir une soupe. Il y a quelque chose qui manque. C’est cette qualité émergente propre aux systèmes.

Vous ne vous êtes jamais dit qu’avec certaines personnes (systèmes humains) vous arriviez à avoir des idées que vous n’aviez jamais? C’est encore une fois cette qualité émergente.

Règle 2 = homéostasie

La règle suivante concerne cette nécessité pour tout système de se réguler pour maintenir un équilibre. Un équilibre n’est pas obligatoirement harmonieux. Un équilibre ne fait pas forcément le bien. Un équilibre peut être dysfonctionnel. J’ai connu des entreprises qui ne respectaient aucune logique organisationnelle. Des entreprises qui employaient des collaborateurs surstressés et  déprimés, mais qui continuait à faire du bénéfice.

J’ai connu des personnes qui abusaient un peu trop des bonnes choses de la vie et qui continuaient à vivre (à peu près) normalement.

Prenons l’exemple d’une personne qui a quelques dizaines de kilos en trop. Elle sait bien qu’elle devrait arrêter de manger 2 fois par jour au MaC DEAU, mais c’est difficile, car elle se sent prise dans un engrenage qu’elle n’arrive pas à inverser.

Cette homéostasie nous concerne tous. C’est notre envie d’aller dans une zone de confort. Il ne faut pas lutter contre, mais plutôt la voir comme une alliée à comprendre. Là où il y a de la résistance, il y a une porte d’accès au changement. C’est grâce à cette homéostasie que nous arrivons à être stables et cohérents. Cette cohérence nous permet de tisser des liens sociaux et de ne pas sombrer dans la folie (pour ne citer que ces deux aspects).

Mais parfois, cette homéostasie, on aimerait s’en débarrasser pour mettre en place de nouvelles habitudes. C’est là, en général, que l’on s’y prend très mal, car on agit avec notre mode de pensée qui fonctionne bien pour réparer une machine (cause = effet), mais pas un système complexe comme nous.

La dernière règle concerne l’équifinalité.

Selon mes cours encore, l’équifinalité se résume ainsi: vous pouvez être face à deux systèmes similaires et appliquer la même action, vous n’aurez aucune garantie de voir le système réagir de la même manière.

Si dans une rue parisienne vous arrêtez une personne X pour lui demander votre chemin, celle-ci vous proposera peut-être d’aller boire un café. La personne Y décidera de vider son spray au poivre. Chercher à comprendre est une pure perte de temps.

Ces exemples sont simples et peuvent vous paraître étranges, mais combien d’experts et consultants arrivent dans des entreprises et se comportent en pensant que la deuxième personne se comportera comme la première? Que la deuxième équipe de l’entreprise Danome se comportera comme la première équipe de chez Nestlait? 

C’est ce dernier principe qui incite le systématicien à ne pas remonter indéfiniment dans le passé, à la recherche d’une cause qui pourrait avoir éventuellement provoqué une conséquence. On s’en fout.

Nous ce que l’on veut, pour résoudre des problèmes, c’est savoir ce que fait le système aujourd’hui (ses régulateurs) qui maintient sa structure (principe de l’homéostasie). Je vous donnerai un exemple de résolution de problème qui m’a concerné: 4 mois d’insomnie chronique.

Pour mieux comprendre la résolution de problème (qui suit), je souhaite, avant, brièvement vous parler des niveaux logiques en communication.

Il existe différents niveaux de communication. Ces niveaux provoquent des paradoxes lorsqu’ils sont mélangés dans le même message. Ces paradoxes nous enferment dans des situations parfois agréables, mais aussi désagréables. L’humour est l’un des plus beaux exemples.

Paul Watzlawick en parle dans son ouvrage « faites vous-même votre malheur » lorsqu’il dit que l’humour peut être un piège:

Sympa ta cravate, mon grand-père avait la même… (avec un grand sourire).

La personne qui reçoit cette info à deux possibilités -> l’acceptation (et sera perçu comme un dominé, un peureux, suivant le système qui les entoure) ou en cas de résistance de sa part, l’interlocuteur peut lui dire “mais rigole un peu, je disais ça pour rire)” et dans ce cas, le gars qui ne s’est pas laissé faire est perçu comme un rabat-joie.

Nous sommes dans un paradoxe qui mélange différents niveaux. Il y en a d’autres. Beaucoup d’autres.

  • La femme qui dit à son mari « domine-moi ». Si monsieur s’exécute, il suit son ordre. Un dominateur ne suit pas d’ordre. S’il ne s’exécute pas, elle pourra lui reprocher de ne pas être assez entreprenant. 
  • Si je vous dis: je suis un menteur. Allez-vous me croire? Si vous me croyez, pour vous je dis donc la vérité, mais un menteur ne dit pas la vérité…

Dans les entreprises ont vois des trucs sympathiques aussi (surtout dans les politiques/ Chartes):

  • Adhérez librement au projet et à la culture de l’entreprise
  • Soyez autonomes/créatifs
  • Aimez vos employés

Ces quelques paradoxes ont la faculté de très rapidement vous bloquer et de ne jamais vous laisser la possibilité de combler l’émetteur du paradoxe (ou de lui laisser la possibilité de vous critiquer sur l’élément que vous ne pouvez pas combler)

Si je vous parle des paradoxes, c’est qu’ils sont liés aux niveaux logiques de la communication. Ces niveaux vont vous permettre de lire le système. Ces paradoxes ne peuvent pas être résolus de manière logique. D’où l’effet de surprise lorsque l’on lit les stratégies systémiques mises en place pour résoudre les problèmes.

À présent, la résolution des problèmes pure et dure

Jusqu’ici, nous avons abordé les principes de base de la systémique. Plusieurs écoles sont basées sur ces principes puis utilisent leurs propres méthodes en fonction de leur thématique (axé solution, axé problème, développement personnel, etc).

L’approche systémique stratégique que j’ai suivie est le produit d’une rencontre entre deux grands hommes. Milton Erickson, le praticien et Gregory Bateson le théoricien.

Le but de l’approche systémique stratégique est la résolution de problème. Si vous êtes au top de votre forme et que vous souhaitez vous développer personnellement, cette approche n’est pas préconisée.

Mais des problèmes, nous en avons tous un jour ou l’autre.

Un problème est une situation récurrente qui engendre de la souffrance et que les gens veulent changer. Un problème est avant tout interactionnel et défini selon les normes/ vision de la personne. Je me souviens de l’exemple donné par notre excellent professeur qui disait:

« Si vous êtes en forêt, et qu’un fou commence à vous poursuivre avec un couteau, le type qui a le problème, là, en ce moment, c’est vous. »
L'approche systémique est non normative

Qui a un problème?

Je trouve cette remarque pertinente pour prendre conscience qu’on se plaint souvent des comportements d’une personne, on l’étiquette en parlant d’elle comme une personne à problème, mais souvent, la personne emmerdée, ce n’est pas elle. La personne qui a un problème, là, maintenant, c’est vous.

Cela nous fait prendre conscience du caractère très interactionnel d’un problème. Nous sommes le problème ET la solution. Yin et Yang.

La situation problématique est née d’une difficulté passagère gérée inadéquatement. La logique fonctionne dans le 80% des cas. Mais parfois, la logique ne suffit pas. Car nous sommes bloqués dans une situation qui ne se résout pas avec de la logique. Un exemple? Contrôler son désir. Contrôler son amour. Contrôler son sommeil.

Le problème est alors alimenté par les solutions logiques mises en place. Les tentatives de solution.

Tentative de solution? Julien, tu m’as perdu là…

Les tentatives de solution sont toutes les actions entreprises pour résoudre le problème, mais qui en fait, l’alimentent. En général, ces tentatives de solution sont différentes sur le comportement, mais semblable au niveau de la nature/relation. Là, les niveaux logiques sont importants pour comprendre ce qui va suivre.

Prenons mon cas personnel..

Début 2016, j’ai commencé un challenge professionnel qui m’a passablement stressé, de plus, j’ai vu un proche de ma famille sombrer dans l’insomnie. Sans vraiment savoir pourquoi (souvenez-vous, les causes ne sont pas importantes) je me suis retrouvé à dormir 4 heures par nuit en étant 8 heures au lit. Bref, après 27 années de sommeil profond, j’étais touché par de l’insomnie chronique.

J’ai rapidement mis en place une panoplie de « solutions »: faire de l’autohynose, me relaxer avant d’aller au lit, faire des exercices de respiration, arrêter de manger le soir (serait-ce ma warrior diet??), faire du sport le soir, couper les écrans 2 heures avant d’aller au lit, prendre un bain, méditer, me balader en forêt, écrire le soir pour me vider la tête, etc. Je vous épargne mes 4 mois d’écriture quotidienne.

Donc, avec vos nouvelles connaissances, toutes ces actions ont des comportements différents (il y a une grosse différence entre prendre un bain et aller se balader en forêt), mais si on prend de la distance avec ce premier niveau logique, on constate que la volonté de base est la suivante: retrouver le sommeil. C’est une tentative de contrôle.

S’il y a bien un truc qui rend malheureux dans la vie, c’est de vouloir contrôler ce qui, par définition, n’est pas contrôlable. Les autres par exemple. Ou le sommeil.

Tentatives de solution

Une nuit, j’ai dessiné toutes mes tentatives de solution et j’ai décidé de profiter du gain de temps et de faire des activités qui me plaisent. C’est vrai, je passais 4 heures à faire la crêpe, alors autant en profiter pour bosser sur mon blog et lire des bouquins.

La première nuit, je suis resté éveillé 1 heure 30 après avoir quitté mon lit. La deuxième nuit, un peu plus de 20 minutes. Et la troisième nuit j’ai fait une ligne droite.

Pourquoi cela a-t-il fonctionné? Ce n’est pas important de le savoir dans le contenu, mais plutôt dans la relation que j’entretenais avec mes tentatives de solution. Ce que j’ai fait? J’ai pris le message de fond (je souhaite retrouver le sommeil) et je suis parti à 180°. En gros, j’ai décidé de fuir le sommeil.

Comment ai-je su que c’était la chose à faire? Je regardais comment le système réagissait (moi en l’occurrence).

Cette approche systémique stratégique fonctionne, car nous partons du problème que nous sommes la solution et le problème.

Julien, pourquoi avoir attendu 4 mois?

Simplement parce que je ne souffrais pas assez. Une question qu’aiment se poser les systématiciens: qui souffre assez pour vouloir changer? Une personne qui tient, c’est une personne qui ne souffre pas (encore) assez. Et nous avons tous un seuil de tolérance bien différent. Souvenez-vous: le système se bat (parfois très longtemps) pour maintenir sa structure, même si celle-ci est défaillante.

Au passage, beaucoup de collègues dorment mal… et s’y font. Ils pensent que c’est normal. Comme quoi, l’homéostasie a encore de beaux jours devant elle.

Pas convaincu de l’approche systémique ? Changeons de contexte…

Au travail, une personne ne répond pas à vos mails. Peu importe la raison. Quand vous la voyez, elle vous dit qu’elle répondra à vos mails, mais vous avez appris qu’il ne faut jamais se fier au propos d’une personne, mais uniquement ses faits.

Rien ne change. Vous continuez d’envoyer des mails, mais elle ne vous répond pas. Lorsque vous la revoyez en séance… vous lui dites « Au fait, pour les documents que tu dois m’envoyer, prends tout ton temps, je suis absolument débordé par d’autres demandes… une de plus et j’explose »

Cette stratégie a pour but d’indiquer à votre interlocuteur que son comportement vous fait du bien (alors qu’il voulait vous faire du mal). Il y a fort à parier que le lendemain vous ayez vos mails.

Naturellement, chaque système est différent et l’approche systémique stratégique s’adapte à chaque nouveau système. Il n’y a pas de recette magique, mais uniquement des principes sur lesquels se baser pour réussir à résoudre ses problèmes dans un contexte complexe.

Si le feed-back est positif (l’écart entre vos actions et le résultat souhaité augmente) alors, changez de stratégie.

Est-ce que l’approche systémique est la panacée?

Pour moi, elle m’a permis de comprendre beaucoup de choses rapidement. Néanmoins, l’approche analytique (trouver la cause qui provoque l’effet) peut toujours être utilisée au sein même de l’approche systémique.

L’approche systémique permet d’agir dans la complexité. Dans un monde interdépendant. Nous sommes dans un monde qui devient de plus en plus en complexe. Les raisons sont difficiles à pointer du doigt, mais la technologie et l’accès à internet y sont peut-être pour quelque chose.

Vous venez de découvrir de nouvelles informations. À ce stade il est normal de regarder d’un oeil critique cette nouvelle manière d’appréhender la réalité. Mais si vous vous sentez bloqué dans des situations et que vous pensez avoir tout essayer, alors essayez l’approche systémique stratégique. Vous seriez surpris des résultats que vous pouvez atteindre avec.

Vous voulez aller plus loin?

Julien Leader Blogueur

Si vous souhaitez aller beaucoup plus loin, je vous recommande les sources suivantes:

  • À la recherche de l’école de Palo Alto de Jean-Jacques Wittezaele et Teresa Garcia-Rivera
  • Chevaucher son tigre de Giorgio Nardone
  • La stratégie brève de Paul Watzlawick
  • Faire soi-même son malheur de Paul Watzlawick
  • Approche systémique dans les organisations d’Alex Mucchielli
  • Manager par l’approche systémique de Dominique Bériot
  • Et évidemment, l’IGB.
Secouez votre réseau (ou au moins quelques de vos amis intelligents)

Laissez-moi Rendre vos Lundis Mémorables.

J'expérimente des méthodes et Techniques liées à l'efficacité (concentration, organisation, discipline personnelle). Puis je partage avec vous les Stratégies Ingénieuses qui vous permettent de faire la différence.

Moins mais Mieux est l'un de mes principes. En conséquence, je vous envoie peu d'emails mais quand je le fais, votre lundi prend une autre tournure ;)

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Marine - depuis 11 mois

Hello Julien,

super, merci de me faire découvrir la systémique, il est clair que la façon de penser et d’appréhender les « problèmes » diffère du mode de pensée qu’on nous a inculqué : rechercher la cause, parfois très loin dans le temps, qui a pu provoquer l’effet (pourvu que ce soit l’autre et non moi ?!)

Le principe, c’est de comprendre dans 1 il y a le multiple ? C’est à dire que tout est composé de systèmes et sous-systèmes imbriqués ?
Et puis de partir du principe que les tests réels rapides sont plus appropriés (pas attendre 36 ans d’avoir le plan parfait), avec analyse des résultats obtenus à chaque fois ?

C’est un peu comme les habitudes en fait non ? C’est à dire qu’on va en tester, d’une certaine façon, ajuster des paramètres, voir si ça convient mieux, etc. ?

Ces phrases ont interpellé mon cerveau :

« Là où il y a de la résistance, il y a une porte d’accès au changement. »

J’ajouterai et c’est implicite je pense, que la résistance peut impliquer que l’on a des choses à régler > donc à changer si ça nous fait trop chier.

« On se plaint souvent des comportements d’une personne, on l’étiquette en parlant d’elle comme une personne à problème, mais souvent, la personne emmerdée, ce n’est pas elle »

Oui est quand on comprend ça, on peut avancer au lieu de rester bloqué à se dire « le problème c’est l’autre, il faut qu’il change ». Pourquoi pas se poser les questions tu programme de The End of Stress (rester dans la situation, la changer ou la quitter).

« qui souffre assez pour vouloir changer? Une personne qui tient, c’est une personne qui ne souffre pas (encore) assez. Et nous avons tous un seuil de tolérance bien différent. »

On a tendance à l’oublier, à ne pas le savoir. On a tous nos propres paramètres, nos propres seuils de tolérance. Le changement pour beaucoup survient justement lorsqu’on a un sentiment de raz-le-bol. Certains continuent toutefois à ne rien changer, se sentant piéger, sans aucune prise sur leur vie…

« vous avez appris qu’il ne faut jamais se fier au propos d’une personne, mais uniquement ses faits. »

Pour ma part, j’ai tendance à placer haut la parole donnée mais je me rends de plus en plus compte que c’est loin d’être le cas pour tout le monde. De ce fait, comme tu invites à le faire, j’essaye de garder à l’esprit que tant que le truc n’est pas concret, ce n’est que du vent (après si on a expérimenté le fonctionnement de la personne, on peut plus ou moins se faire une idée si ses paroles seront suivies d’actes très probablement ou non).

Est-ce que tu vas développer l’approche systémique dans d’autres articles ?
Comme outil pour obtenir tel ou tel résultat ? (ex : mieux s’organiser, etc.)

En tous les cas un grand merci à toi de m’avoir fait découvrir ce concept très intéressant 🙂

@+

Répondre
Julien Leader Blogueur - depuis 11 mois

Salut !

Ton commentaire était dans les indésirables (que je ne regarde jamais)! Je ne sais pas ce qu’il s’est passé.

Disons que ce n’est pas tout à fait comme les habitudes. Mais la systémique est une lecture de ce que l’on appelle la réalité (et qui est une construction). Donc c’est complémentaire à l’analyse d’une cause ou la modification d’habitudes. Tu vois les habitudes c’est un peu de la recherche de cause, car tu vas chercher le déclencheur.

En systémique tu vas plutôt regarder la routine et voir si celle-ci amène dans la bonne direction ou pas. Puis changer la routine en ne regardant pas vraiment le déclencheur, car dans l’approche systémique stratégique, on ne regarde pas (toujours) la cause. On va plutôt tester d’autres routines jusqu’au moment où tu trouves le résultat attendu.

Tu vois le sentiment de ras-le-bol? En général c’est ce que les gens te communique. Mais ils ne sont pas forcément autant mal en point que ce qu’ils laissent paraître… Souvent une personne qui se plain de son couple, retire en fait des avantages de cette situation (elle n’en est pas forcément consciente) comme par exemple pouvoir se plaindre et recevoir de l’attention des gens….

Oui par rapport à la fiabilité des propos d’une personne, avec l’expérience, tu peux avoir plus confiance.

Disons que l’approche systémique pure, je ne vais peut-être pas en parler de manière directe, je vais attendre d’avoir acquéri plus d’expérience.

En revanche je fais souvent allusion à celle-ci dans mes articles et encore plus dans les questions que je pose aux commentateurs des articles pour les aider à déceler des tentatives de solution.

J.

Répondre
Marine - depuis 10 mois

Salut

étrange oui, comme quoi, faut toujours jeter un œil de temps à autre, on sait jamais ^^

« En systémique tu vas plutôt regarder la routine et voir si celle-ci amène dans la bonne direction ou pas. »

C’est à dire que tu ne vas pas forcément regarder une petite partie de la journée, mais toute la journée/semaine en globalité pour déceler l’approche générale et ensuite voir si une approche différente serait possible pour mener à l’objectif ?

Parce qu’on peut pas « tout » tester comme ça à l’arrache sans discernement.
Les routines que tu modifies, tu peux les changer en même temps ou une après l’autre pour les tests ?
Parfois je modifie qu’une chose dans ma journée/semaine, parfois plusieurs petites choses.

Je me demande régulièrement si je ne pourrai pas optimiser, faire moins mais mieux, faire autrement pour que ça ait plus d’impact tout en limitant la consommation de ressources. Après, des idées viennent ou pas.

Qu’est ce qui pour toi distingue routine et habitudes ? Pour moi, la routine contient plusieurs habitudes et une journée peut contenir plusieurs routines en fonction du moment.

« En revanche je fais souvent allusion à celle-ci dans mes articles et encore plus dans les questions que je pose aux commentateurs des articles pour les aider à déceler des tentatives de solution »

C’est une approche intéressante et sans doute celle qui aide le plus les gens à trouver ce qui leur correspond à eux quand tu ne donnes pas de solution toute faite à copier/coller à 100%.

@+

Répondre
Julien Leader Blogueur - depuis 10 mois

En faite, tu peux utiliser la systémique comme grille de lecture, que ce soit sur une partie de la journée ou toute la journée. Ta vie ou celle des autres. Tu penses systèmes (et interaction > effet papillon, le film, tu as vu?) plutôt que causes-effets.
Mais cette manière de penser est complémentaire à une pensée analytique du style “cause > effet”.

Parfois, cause effet fonctionne très bien. Parfois pas (et quand tu testes plusieurs manières de faire en modifiant les causes probables, mais que le résultat n’arrive pas, alors passer en approche systémique peut apporter des solutions).

Mais une fois que tu mets le doigt dans cette manière de pensée, il est difficile de revenir en arrière 🙂

Pour moi, je modifie un comportement après l’autre.

Il y a 2 mois > réveil à 05h. Rien d’autre.
Mtn > je conserve le réveil à 05h (je vais encore plus tôt au lit, mais je dors comme un bébé, car l’hypothèse c’est que je suis plus fatigué en dormant une heure de moins).

Si tu changes trop d’éléments, c’est difficile de savoir ce qu’il fonctionne. Le prof en systémique fait pareil avec ces patients: une prescription à la fois, visite 2 semaines après pour voir si le feed-back est de type négatif ou positif.

Une habitude est une construction d’un déclencheur > routine > récompense.

Une routine est simplement l’activité qui compose une habitude.

Mais parfois je mélange les deux (notamment pour m’adapter au langage des gens).

A++

Répondre
Marine - depuis 10 mois

Salut

Yep j’ai vu le film « l’effet papillon », j’ai bien aimé !
La systémique serait donc bien plus globale, plus « macro », alors que le cause/effets est plus « micro » ?

« quand tu testes plusieurs manières de faire en modifiant les causes probables, mais que le résultat n’arrive pas, alors passer en approche systémique peut apporter des solutions »

c’est là que tu peux en arriver à tester des trucs a priori illogiques ou sans rapport apparent non ? (contre-intuitif)

OK pour la modification du comportement l’un après l’autre.

Comme je disais de mon côté, il m’arrive de modifier plusieurs petites choses en même temps. Pas des grosses. Comme le fait de me lever plus tôt.

« Il y a 2 mois > réveil à 05h. Rien d’autre. »

Là tu as modifié un comportement qui a entraîné la modification d’autres comportements = les choses que tu as fait en plus ou différemment de d’habitude, que tu ne faisais pas pendant que tu étais en train de dormir (ou du moins allongé dans ton lit).

« Si tu changes trop d’éléments, c’est difficile de savoir ce qu’il fonctionne. »

Oui c’est sûr. Après si tu te mets à boire un verre d’eau citronnée le matin + que du modifies la façon de noter tes rdv dans ton agenda, tu peux quand même savoir ce qui fonctionne. Pas les mêmes trucs.

« Une habitude est une construction d’un déclencheur > routine > récompense.
Une routine est simplement l’activité qui compose une habitude. »

Ah moi je vois ça plutôt comme ça : ma routine du matin est composée de plusieurs habitudes basées sur des déclencheurs.
M’enfin bon, ce qui compte, c’est de savoir de quoi on parle en gros et le résultat, moins comment on appelle ça.

Ciao !

Répondre
Walter - depuis 10 mois

Salut Julien,

Tu dis que le monde se complexifie, sans en connaître la raison et en impliquant l’arrivée d’Internet et de la technologie (dans le sens “digitale”).

La plus belle histoire du monde, livre de vulgarisation sur… L’histoire de notre monde (et nous). De Hubert Reeves, Joël de Rosnay, Dominique Simonet et Yves Coppens, cet ouvrage nous offre une explication. Ou plutôt une démonstration 😉
Selon eux, la nature elle même tend à la complexification. Exemple : Toi, comparé à ton ancêtre, bactérie composée de quelques cellules. C’est donc instinctivement que nous tendons à la complexité.

Sinon je suis heureux d’avoir enfin pris le temps de lire cet article. Je t’ai découvert en cherchant des infos sur les relations aux autres et c’est plus toi que tes articles qui m’ont fait suivre ta page facebook et la newsletter.

J’avais envie de te faire confiance mais même si tu dis être différent , j’ai pensé “Ok, montre moi”. Je voyais souvent cette “systémique” évoquée de temps à autre ou cette article, qui me semblait long (trop long).

Maintenant tu parles uniquement de gestion du temps et supprimé la page facebook. Je trouves ça cool. Je réduis de plus en plus mes “abonnements” (newsletters, chaînes youtubes, etc…) et ton blog reste celui que je visite le plus. L’écrémage t’es favorable 🙂

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Julien Leader Blogueur - depuis 10 mois

Salut

Tu as eu raison de ne pas me virer 😀
Pourquoi? Parce que ce qui arrive c’est l’étape que j’attendais depuis des années mais que je n’arrivais pas à concrétiser. Ce lieu regroupera des gens qui agissent de leur côté mais où les résultats s’afficheront en ligne. Tel un tableau des scores pour ceux qui veulent réaliser de grandes choses 😀

Non je n’ai pas pété un cable haha^^

Revenons à la complexité.
J’avoue que l’argument de la bactérie m’a bien fait marrer. Honnêtement, quand je vois certaines personnes je me demande si on se complexifie tous…………. Ce qui est sur, c’est que tout système tend à la désorganisation. Il faut donc une énergie consacré à simplement maintenir le système en fonctionnement. Et même cela ne fera que ralentir la désintégration du système. Moi en train de nourrir les vers…

Est-ce que j’ai dit être différent? Je ne crois pas. Peut-être. Mais c’est une erreur. J’essaie simplement de ne pas m’autocensurer. Quoi de pire qu’un auteur qui s’efforce à être différent?

Tu as d’autres livres à me recommander au passage? J’ai découvert des perles grâce à des lecteurs 😀

Belle soirée Walter.

J.

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Julien Leader Blogueur - depuis 10 mois

Ciao

Juste comme ça au passage. Ce qui arrive sur le blog est FAT. Et peut-être que cela t’intéressera de participer au programme pour te transformer en MACHIIIIIINE à produire des résultats MASSIFS.

Enfin bref.

La systémique c’est une grille de lecture qui te permet de mieux agir dans la complexité au macro et micro.
Exactement.

Un exemple vu en cours: la maman qui veut que son gamin enfant roi fasse ses devoirs, se douche, aille à l’école, etc…
Elle a tout essayé. Punition, sucette, sortie le wknd. Rien ne fonctionne. Car le message de fond est le même > fait ce que je te dis.

Le thérapeute accueil les deux séparément. D’abord la mère, puis l’enfant roi.

Lorsque l’enfant roi entre dans la salle (c’est filmé) tu peux voir qu’il en a rien à foutre. Le thérapeute parle un peu avec (il y a des questions types) et enfin il arrive sur le sujet: “alors il parait que ta maman aimerait te voir aller à l’école”

Le gosse: oui
Le T: Combien de jours vas-tu à l’école par semaine?
Le gosse: 2…
Le T: Tu as des rêves?
Le gosse: non..
Le T: Alors pourquoi t’emmerdes-tu à aller encore 2 jours par semaine à l’école? Pourquoi ne profiterais-tu pas de rester à la maison et jouer à la playstation? Toi t’es tranquille, c’est ta mère qui a un problème.
Le gosse: parce que l’école c’est important! (avec un mouvement énergique).

Bon, je te laisse t’imaginer la beauté du “game” qui a suivi… un régal.
Le thérapeute avait 25 ans d’expérience…

Pour revenir sur la cause > effet qui est quand même la manière la plus simple d’agir et d’avancer (car souvent cela suffit), prenons le cas d’un objectif que tu souhaites atteindre….

Par exemple 25 chapitres de livre à écrire en 6 mois. Tu le décomposes en étape qui te ramène environ à 4 chapitres par mois.
Ensuite, tu fais quoi? Tu commences? Il te manque un truc.

C’est le comment.

Et le comment, si tu le mesures au quotidien, tu pourras le corriger en voyant ton avancée…
Par exemple mon comment quotidien c’est 30 minutes d’écriture de manière concentrée.
Je note le temps que je passe sur un tableau qui se met à jour automatique sur le blog et ceci depuis mon smartphone. Le graphe évolue, mes résultats aussi. Le quoi et le comment évoluent. Au bout d’un mois je fais l’évaluation. Est-ce que je suis OK avec mes objectifs ou est-ce que je ne suis pas OK? Concrètement, est-ce que je perds ou est-ce que je gagne?

Si je perds, je dois changer 1 truc. Ce truc, l’expérience peut m’aider à le trouver. Peut-être augmenter le temps passé par jour à écrire, mais peut-être modifier le moment de la journée durant lequel j’écris.

Et ça, tu peux uniquement le faire en testant… mais je crois que trop de personnes ne mesures pas leur comportement. Même moi, jusqu’à quelques mois en arrière je ne le faisais pas, car c’est souvent compliqué. Sauf…si cela devient simple. Tu peux ensuite très facilement et rapidement voir si tu as mis le doigt sur ton 20%.

Il suffit de comparer tes différentes phases de test.

J.

Mon dieu la tartine.

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Marine - depuis 10 mois

Hey

beau teasing pour ton programme ^^.

Super l’exemple sur la Maman et son gamin.

Oui c’est sûr que quand tu as un objectif précis avec des chiffres, tu peux le diviser pour arriver à une tâche sur laquelle tu peux « passer à l’action ».

On oublie souvent les paramètres externes à l’action elle-même, les conditions de l’action. Écrire 1 chapitre par semaine. OK mais… Comment comme tu dis !

Pas forcément évident pour tout le monde de trouver un « créneau » fixe où t’es pas dérangé et peut entrer en « deep work ».

« Est-ce que je suis OK avec mes objectifs ou est-ce que je ne suis pas OK? Concrètement, est-ce que je perds ou est-ce que je gagne? »

Peut-être que ton Comment doit être ajuster si t’es pas en ligne avec tes objectifs (que tu atteints « moins ») et peut être aussi que ton objectif lui même doit être revu.

« mais je crois que trop de personnes ne mesures pas leur comportement. »

Oui clairement, moi la première, je ne mesure pas assez.
C’est compliqué je trouve quand t’as plein de paramètres qui bougent tout le temps.
Enfin bref, chacun ses « paramètres à lui » on essaye de faire au mieux avec.

Yep belle tartine ^^

ciao !

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Julien Leader Blogueur - depuis 9 mois

Comme tu le dis ,

La difficulté est de mesurer le comment.
Il faut que ce soit simple, sinon on ne le fait pas…

ça vient 🙂

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Julien Leader Blogueur - depuis 9 mois

Justement, là je cherche à me baser sur le paramètre clé (ou que l’on pense être clé) jusqu’à trouver le bon.
Vive la technologie.

Bonne soirée !

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CHATEL_F - depuis 8 mois

Bonjour ,
Peux-tu me dire où je peux trouver l’exemple complet de l’enfant roi face au thérapeute?

Cela m’intéresse de savoir comment cela se termine !

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